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« Que pas une de nos actions ne soit pure de la colère » (Aden Arabie, 1931)

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André NOT
(ancien adhérent du G.I.E.N. ; ancien collaborateur de la revue Aden ; intervenant aux colloques de 2002 et 2005 ; intervenant au colloque de Lleida de 2005)

" Je me souviens... " : Le récit de ma découverte de Nizan n'a rien de bouleversant. En fac, dans les années 60, j'en avais entendu parler, comme tout le monde et j'étais capable, tout juste, de citer la phrase liminaire d'Aden Arabie dont j'ignorais d'ailleurs s'il s'agissait d'un roman, d'un récit de voyage ou de tout autre chose. L'expression "chien de garde", en 68, était devenue insulte quasi automatique. Ca aussi, je savais que ça renvoyait à Nizan, mais sans plus.
Il m'a fallu attendre un "retour à Sartre" (via Bernanos... les chemins de la passion sont tortueux !) pour envisager de le lire. J'ai commencé par Antoine Bloyé dont la lecture n'a pas été une révélation. Par contre mes rencontres successives avec La Conspiration puis Le Cheval de Troie ont été capitales. J'ai alors vu se dessiner "grandeur nature" un monde imaginaire fascinant, éclairé enfin par les lectures d'Aden Arabie et des Chiens de garde (trouvé chez un bouquiniste dans l'édition Rieder originale).
Mais ceci se passait en des temps très récents (fin des années 80, à peu près.). Voilà, tout est dit.

[André Not, né en 1947, est professeur de littérature française à l'Université de Provence. Il a publié dans la revue Aden : " L'écriture du corps dans Le Cheval de Troie ", n° 2, octobre 2003 et " Bloyé et Nizan, ironistes associés de La Conspiration ", n° 3, octobre 2004]